Les mobilités monastiques en Orient et en Occident de l’Antiquité Tardive au Moyen Âge, IVe-XVe siècle

Les mobilités monastiques en Orient et en Occident

Les mobilités monastiques en Orient et en Occident de l’Antiquité Tardive au Moyen Âge, IVe-XVe siècle


Études réunies par Olivier DELOUIS, Maria MOSSAKOWSKA-GAUBERT et Annick PETERS-CUSTOT

Date de publication
12-2019

Le présent volume propose d’étudier un trait paradoxal de la vie monastique, celui de la mobilité des moines pourtant astreints par diverses règles et contraintes, depuis les origines, à la clôture et à la stabilitas loci. Durant un long Moyen Âge, allant du IVe au XVe siècle, les mouvements de circulation, d’échanges et d’influences monastiques forment en effet une réalité bien concrète, qui répond à des besoins essentiels de la vie des moines, économiques, administratifs, intellectuels ou religieux. Le phénomène étant pluriel, il convenait ici de le contextualiser et de l’historiciser, pour mieux saisir, dans chaque cas examiné, la tension pouvant naître de la notion même de voyage pour celui qui, par sa vocation, renonce a priori à tout dépaysement hors celui que lui offre son cloître. L’examen de différentes circulations pose alors en creux la question de la mobilité – condamnée, tolérée ou encouragée – comme facteur non pas secondaire mais essentiel dans la définition et la construction du fait monastique en Orient comme en Occident.

Ce volume contient 23 contributions présentées lors de deux rencontres scientifiques tenues à l’École française de Rome en 2014 et à l’université de Vienne en 2016, dans le cadre d’un programme intitulé Les moines autour de la Méditerranée. Contacts, échanges, influences entre Orient et Occident, de l’Antiquité tardive au Moyen Âge (IVe-XVe siècle).  

 

Olivier Delouis, ancien membre de l’École française d’Athènes, est chargé de recherche au CNRS (UMR 8167 Orient et Méditerranée, Paris). Spécialiste du monachisme byzantin, il dirige la Revue des études byzantines.
Maria Mossakowska-Gaubert, ancien membre à titre étranger de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire, est chercheur à l’université de Copenhague (Saxo Institute, Actions Marie Skłodowska-Curie). Elle mène des recherches sur le monachisme en Égypte byzantine.
Annick Peters-Custot, professeure d’histoire du Moyen Âge à l’université de Nantes, est spécialiste de l’Italie méridionale byzantine, normande et souabe et du