Αthènes 1917. Le regard de l’Armée d’Orient

Αthènes 1917

Αthènes 1917. Le regard de l’Armée d’Orient

Αthènes 1917. Le regard de l’Armée d’Orient │ Aθήνα 1917. Mε το βλέμμα της Στρατιάς της Ανατολής │Αthens 1917. Through the eyes of the Army of the Orient

Date de publication
09-2017

Auteur publication

1917. Une année cruciale pour Athènes et l’École française. À aucun autre moment, les destins du plus ancien établissement de recherche français à l’étranger, de sa ville et de son pays d’accueil ne se sont tant enchevêtrés. En marge de la Grande Guerre qui secouait l’Europe, et au cœur du Schisme national qui déchirait la Grèce, l’École française d’Athènes, qui a dû fermer ses portes pour la première et seule fois de son histoire, a repris ses activités à l’occasion de l’arrivée, ou plutôt du retour de l’Armée française d’Orient et de Venizelos de Thessalonique, en juin 1917. Une page d’histoire était tournée pour l’École, pour la Grèce et bientôt pour la ville d’Athènes qui connaitra bientôt des transformations radicales. Le long XIXe siècle grec était clos.

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’École française d’Athènes se devait de participer à la (ré)écriture de l’histoire, aussi bien de ces années formatrices et cruciales pour la Grèce, que de ce front d’Orient si capital, et pourtant oublié. Avec le soutien de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale en France, elle initia un vaste programme de recherches sur l’Armée d’Orient et sa présence en Grèce.

Ce catalogue vient accompagner l’exposition présentée une première fois au Musée Benaki à Athènes en septembre 2017, puis destinée à voyager en Europe et ailleurs. Il contient 110 images inédites des photographes militaires français et nous offre un panorama impressionnant d’un moment historique tombé dans l’oubli et d’une ville amenée à muer. Sans oublier les buts de propagande, nous ne pouvons qu’être émerveillés par le regard souvent « touristique », parfois ethnographique de ces photographes. Fins connaisseurs de la culture antique mais aussi influencés par un séjour de deux ans à Thessalonique, si « orientale » et si multiculturelle, ils semblent surpris de découvrir une ville tellement différente et si « provincialement » authentique, au point d’y faire la majorité de leurs prises pour l’année 1917.

Grâce aux commentaires détaillés qui accompagnent beaucoup de ces photos et qui ont permis leur localisation, le lecteur dispose désormais d’un guide historique, urbanistique et architectural d’une phase largement méconnue de la vie de la capitale grecque.