Imperialiter Le gouvernement et la gloire de l’Empire à l’échelle des royaumes chrétiens

Programme | EFR, CVZ

Europe

Le programme Imperialiter vise à l’étude exhaustive et comparative des institutions et des
représentations politiques des mondes chrétiens médiévaux et modernes sous un angle nouveau : celui de l’impérialité ou des royaumes « pseudo-impériaux » chrétiens, de la Méditerranée et de l’Europe occidentale et, dans un second temps, centrale et septentrionale. Il ne s’agit donc pas d’un projet sur les Empires « réels », qui ne serviront que de points de comparaison (Empire germanique,Empire byzantin…) mais sur les constructions politiques qui manifestent des caractéristiques associées aux Empires, dans leur idéologie ou leurs pratiques. 

L’idée majeure qui structure ce projet de recherche est que le succès de l’idéologie
impériale ne se mesure pas seulement dans la volonté assumée de créer ou de proroger des
Empires qualifiés comme tels. Il se marque aussi dans l’influence décisive exercée par la
formalisation impériale sur les constructions politiques non impériales : les royaumes, mais
aussi, peut-être, les cités telles que Venise ou le duché de Milan et bien sûr les Etats pontificaux -
et même plus largement l’Eglise grégorienne dans son ensemble – de Grégoire VII à Boniface
VIII, avec pour acmé le pontificat d’Innocent III, verus imperator. C’est précisément cette
« impéralité seconde » que nous souhaitons saisir au travers du programme présenté ici.
A la vérité, tous les espaces de l’Occident semblent avoir été touchés par cette influence,
depuis le monde anglo-normand, puis Plantagenêt, pour lequel on n’hésite pas à parler
d’Empire (qu’il soit « trans-manche » ou « Plantagenêt ») malgré le titre royal porté par ses
souverains, jusqu’au roi de France dont on dit, au XIIIe siècle, qu’il est « empereur en son
royaume ». L’espace méditerranéen fut encore plus notablement et plus précocement touché par
cette invasion idéologique impériale, en particulier la Péninsule ibérique et l’ensemble Italie
méridionale–Sicile, peut-être en raison de logiques de conquêtes (la Reconquista ibérique, les
conquêtes successives de la Sicile, des Normands aux Aragonais), et de la nature foncièrement
multiconfessionnelle de ces régions, mais aussi du fait de la présence concomitante de divers
types d’héritages politiques (occidental, islamique, byzantin) dont la plupart étaient marqués
par une idéologie impériale, qu’elle soit chrétienne ou non.


Calendrier du projet :

années 1, 2, 3, 4 : une séance de séminaire de réflexion dont le résultat sera publié durant l’année 5 dans le livre Imperialiter.
années 1 à 4 : des actions annuelles variées : un colloque, 3 journées d’études
 année 5 : consacrée à la publication du livre Imperialiter.


Responsables du projet :

Annick Peters-Custot (Université de Nantes), coordinateur général et responsable du
programme Imperialiter.
Fulvio Delle Donne (Université de la Basilicate), coordinateur pour la littérature et la culture.
Yann Lignereux (Université de Nantes), coordinateur pour l'histoire moderne.
Francesco Panarelli (Université de la Basilicate), coordinateur pour l'histoire médiévale.

 

Partenaires du projet :

France
Collège de France
EA 1163 (Centre de Recherches en histoire internationale et atlantique. CRHIA)
UMR 8167 (Orient et Méditerranée), Monde byzantin
UMR 8589 (Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris. LAMOP)
LabEx RESMED (Religion et Société en Méditerranée)
LaBex COMOD (Constitution de la modernité : raison, politique, religion)
UMR 5190 (Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes. LARHRA)
UMR 8596 (Centre Roland-Mousnier)
EA 174 (Formes et Idées de la Renaissance aux Lumières. FIRL)
EA 4710 (Pouvoirs, Lettres, Normes. POLEN, université d’Orléans)
Université de Nantes
UMR 6258 (Centre de Recherches Historiques de l’Ouest - CERHIO)

Institutions françaises à l’étranger :
Maison française d’Oxford : participation au financement
Casa de Velázquez
Ecole française de Rome

Espagne :
Centro de Ciencias Humanas y Sociales del Consejo Superior de Investigaciones Cientificas (CCHS)
Université de Navarre

Italie :
Université de la Basilicate
Université du Molise
Università Cattolica-Brescia
Società Internazionale per lo Studio del Medio Evo Latino (SISMEL)

Allemagne :
Université de Leipzig
Université de Bonn
Zentrum für Historische Friedensforschung

Canada :
Center for the Study of France and the Francophone World, Université de Toronto