Les papyrus magiques du Ramesseum

Papyrus

Les papyrus magiques du Ramesseum

Recherches sur une bibliothèque privée de la fin du Moyen Empire

Date de publication
03-2019

Auteur publication

Rédigés à la fin du Moyen Empire et découverts dans un coffret de bois au fond d’un puits funéraire lors de fouilles anglaises menées en 1895-1896 sur la rive ouest de Thèbes, les papyrus du Ramesseum constituent pour la moitié d’entre eux – à savoir un texte en hiéroglyphes cursifs et douze textes en hiératique – la plus ancienne collection de papyrus magiques connue à ce jour. Souvent comparés aux deux autres bibliothèques magiques connues (les papyrus Chester-Beatty pour le Nouvel Empire et les papyrus Wilbour pour la Basse Époque), les papyrus magiques du Ramesseum, aujourd’hui conservés au British Museum, ont été publiés sous forme de planches par Sir Alan H. Gardiner en 1955, et font ici pour la première fois l’objet d’une étude systématique. En raison de leur état très fragmentaire, le déchiffrement de ces documents relève parfois de la gageure. Si la plupart des formules présentées ici ne sont pas connues par ailleurs, plusieurs parallèles ont pu être identifiés dans d’autres sources plus anciennes ou plus tardives. De nouvelles hypothèses sont également proposées sur l’utilisateur de ces documents et sur leur origine géographique.

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The Ramesseum papyri were composed in the late Middle Kingdom and discovered in a wooden box at the bottom of a tomb shaft during British excavations carried out in 1895-1896 on the west bank of Thebes. Half of them, i.e. one cursive and twelve hieratic documents, comprise the earliest collection of magical papyri known to this day. Often compared to the other two famous magical libraries known (the Chester-Beatty papyri for the New Kingdom and the Wilbour papyri for the Late Period), the magical papyri from the Ramesseum, today preserved at the British Museum, were published in 1955 by Sir Alan H. Gardiner in a volume of plates, and are here studied systematically for the first time. Due to their poor state of conservation, the deciphering of these very fragile and fragmentary documents often represents a conundrum. Although most of the spells are apparently unique to these papyri, several parallels could be identified in earlier or later sources. New hypotheses are also proposed on the user of these documents and on their geographic origin.